Les réservations sont ouvertes pour les jardins suspendus de la Maillerie !

Aujourd’hui on parle culture verticale, mais attention: il ne sera pas question d’hydroponie, ni d’aéroponie ! Aujourd’hui on va parler tuteurage, une méthode de culture utilisée aussi bien par les jardiniers en herbe que par les serristes professionnels. Ancêtre lointain du vertical farming, l’utilisation de tuteurs donne une nouvelle dimension (la dimension verticale) à votre potager. Entre esthétisme et production, à vous d’investir les cieux !

Dans cet article, on vous aide à tout comprendre sur le tuteurage et on vous donne les clés pour choisir et mettre en place le tuteur de vos rêves.

 

Temps de lecture: 5 minutes

Le tuteurage, ça a ses avantages.

Dans sa définition la plus rudimentaire, le tuteurage consiste à soutenir une plante dans sa croissance à l’aide d’une tige métallique, d’une branche ou de tout autre support. Cette pratique convient aussi bien aux plantes ornementales que potagères, et ne concerne pas seulement les plantes grimpantes !

 

Mise en forme du port de vos plantes 

La mise en place de tuteur influence le port de la plante et la faire pousser en hauteur. Pour les plantes à fleurs telles que les clématites, ou bien les rosiers grimpants, le tuteurage permet donc d’apporter davantage de possibilités de mise en forme. La sculpture de votre plante ne résulte plus uniquement de la taille que vous réalisez mais aussi de la forme de votre tuteur: en arche, en pergolas, en tipi ou bien sur mesure ! Il s’adapte à vos envies. 

 

Optimisation de l'espace 

Outre l’aspect esthétique, le tuteurage permet aussi d’économiser de la place, en particulier dans le cas des plantes potagères. Dans le cas des tomates, le tuteurage permet par exemple d’utiliser deux fois moins de place au sol pour une production équivalente ! Cette alternative est parfaite pour les potagers les plus réduits, et permet d’inclure aux balcons et bacs des plantes qui en étaient jusque là proscrites (comme les courges et les courgettes).

 

Récoltes plus accessibles 

Le tuteurage facilite également la récolte en la rendant moins pénible. En effet, plus besoin de vous baisser pour récupérer les fruits de votre culture: ces derniers sont à votre hauteur ! De plus, alignés verticalement, il est plus facile d‘avoir une vue d’ensemble de la plante et de repérer les fruits d’un seul coup d'œil.

 

Moins d'attaques et de maladies 

Un autre avantage non négligeable au potager du tuteurage est d'amoindrir les risques de maladie. À la verticale, le contact entre le sol et la plante est grandement réduit. Le tuteurage permet ainsi une meilleure circulation de l’air entre les feuilles et les fruits de la plante. Une bonne aération de celle-ci réduit les risques de maladies cryptogamiques (fongiques) sur les feuilles (comme le mildiou). Les fruits n’étant pas en contact avec le sol, ils évitent eux aussi les attaques des champignons (comme le botrytis cinerea) et des insectes rampants.

 

Plus de solidité

Dans certains cas, la mise en place de tuteurs n’influencera ni le port ni la production de la plante, et permettra simplement au végétal de gagner en solidité. C’est notamment le cas des tuteurages d’arbres et de plantes effilées telles que le tournesol.


Quelles plantes ont besoin de tuteurage ? 

Comme précisé plus tôt, le tuteurage n’est pas réservé à un type de plante particulier: même les arbres peuvent en bénéficier ! Il est en général monnaie courante de parler de tuteurage pour  les plantes lianes et les plantes tiges.

 

Les plantes lianes ont, comme leur nom l’indique, une tige plutôt flexible, qui aura tendance à grimper pour chercher une exposition optimale. Lierre, vigne et haricots font partie de cette liste et ont chacun leur propre technique pour escalader. Le lierre utilise ses “crampons” pour adhérer, tandis que la vigne préfère se hisser à l’aide de ses vrilles enroulées autour de son support. Le haricot va quant à lui entourer son support directement, avec sa tige volubile s’enroulant en hélice. À ces plantes grimpant de manière active, on peut rajouter d’autres plantes lianes telles que les tomates, les courgettes ou bien les concombres.

Celles-ci ont une croissance indéterminée, ce qui signifie qu’elles poussent indéfiniment tant que les conditions de culture sont optimales. Ces plantes potagères ne sont pas des plantes grimpantes à proprement parler car il faut les attacher au tuteur, ne pouvant grimper d’elles-mêmes (à l’exception de certaines variétés). Les variétés à croissance indéterminée s’opposent aux plantes à croissance déterminée, qui s’arrêtent de pousser un fois une certaine taille et une certaine forme atteinte. C’est notamment le cas des tomates cerises qui n’ont pour la plupart pas besoin de tuteur. 

 

Pour ce qui est des plantes fragiles, il peut être judicieux de mettre en place des tuteurs pour les plantes trois fois plus hautes que larges (comme les rosiers tige), en particulier si elles sont susceptibles d’être exposées au vent ou si leur voilure est importante.


Choisissons maintenant le tuteur de vos rêves 

Il existe de nombreux types de tuteurs, et différents matériaux peuvent être utilisés pour leur conception. Comment choisir dans cette vaste gamme ?

 

Différents matériaux 

Les matériaux les plus communs des tuteurs sont le bambou et le métal. Toutefois, il existe aussi des tuteurs en bois, en plastique et certains peuvent même être recouverts de fibre de coco ! Le matériau n’a pas de réel impact sur la croissance des plantes, il n’influencera que la solidité du tuteur et sa tenue dans le temps. 

Le tuteur de métal ne rouillera en effet qu’après plusieurs années tandis que le tuteur en plastique deviendra rapidement cassant suite à une exposition continue aux UV. 

Une différence notable entre les tuteurs réside dans leur impact environnemental. En effet, la fabrication de tuteurs en métal et plastique ont un coût énergétique plus important que ceux en bois et bambou. Le must est bien-sûr de concevoir ses tuteurs par soi-même (en utilisant des branches de noisetiers séchés par exemple). 

 

Différentes attaches 

Autre élément non-négligeable du tuteurage: les attaches. Là aussi, plusieurs matériaux sont possibles: plastiques, raphia, corde et métal. Cette fois, on vous conseille quand même d’utiliser du raphia ! On en trouve facilement, c’est biodégradable, ça tient très bien et grâce à son élasticité, il laisse la plante grandir en toute liberté. Son seul bémol, c’est qu’il vient de loin. C’est pourquoi une alternative plus écologique reste la ficelle en fibre végétale, bien qu’elle soit plus difficilement accessible en magasin que le raphia.

 

TIPS: Lorsque vous attachez vos plantes à vos tuteurs, veillez à ce que vos attaches restent lâches pour ne pas gêner la circulation des sèves et permettre à la tige de grossir !

 

Une fois vos matériaux choisis, reste à choisir le type de tuteur qui vous convient le plus.


Différents types de tuteurs 

 

1. Le tuteur simple

 

Tuteur Simple

 

Le tuteur simple est LE tuteur le plus simple d’utilisation et de mise en place. Il coûte peu cher et existe dans différents modèles décoratifs.

Mise en place: planter le tuteur au pied de la plante que l’on souhaite tuteurer et y attacher cette dernière tout au long de sa croissance.

 

2. Le tuteur en tipi / en V

 

Tuteur en V

 

Nécessitant plus d’effort que les tuteurs simples, le tuteurage en tipi ou en V reste un bon compromis entre esthétisme et production.

Très stable, il résiste bien aux intempéries, et est notamment à préconiser dans les régions venteuses.

Mise en place: placer les pieds de la structure au pied des plantes que l’on souhaite tuteurer. Libre à vous de les y accrocher régulièrement, jusqu'à ce qu’elles recouvrent la structure !

 

3. Le tuteur treillis

 

Tuteur Treillis

 

Sous forme de pergolas ou bien le long d’un mur, le treillis reste parmi les tuteurs les plus ornementaux.

Peu utilisé en production, il permet cependant de soutenir des plantes graciles tel que le pois et de constituer de véritables murs végétaux !

Mise en place: assez simple d’installation, le treillis consiste à utiliser un filet ou bien un grillage comme support de base. En laissant ce grillage au pied de vos plantes grimpantes, il ne vous reste qu’a observer ces dernières investir l’espace d'elles-mêmes.

 

4. Le tuteur corde

 

Tuteur corde

 

Ce tuteur très peu cher a le mérite d’être remarquablement modulable, puisqu’iil laisse les plantes croître sans avoir besoin de tailler leur apex.

De plus, une fois la culture finie, il suffit de descendre le fil pour se débarrasser du plant !

 

Article rédigé par Louis Gourtay, assistant maraîcher Growsters.

 

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On espère que vous avez compris tout ce qu'il y avait à savoir sur le tuteurage !  

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Let's Grow 🌱

 

© Crédits Photos: C.Bluesman, Gamm Vert, Spidra Webster, matelma

Jonquille, marguerite, lavande, orchidée sont autant de fleurs que vous auriez pu citer si l’on vous demandait un nom de fleur. Mais qu’en est-il des fleurs comestibles ? En général moins connues, vous les croisez pourtant régulièrement dans vos jardins et marchés. Aujourd’hui dans cet article, on place les fleurs comestibles sur le devant de la scène. On vous dit tout de leurs usages au quotidien, on vous explique pourquoi vous devriez vous lancer dans la floriculture et on partage même de délicieuses recettes !

Temps de lecture: 5 minutes

Une fleur comestible ? De quoi parle-t-on ? 

Tout est dans le nom, il s’agit d’une fleur dont la consommation peut se faire sans risque pour la santé ! Eh oui, toutes les fleurs ne sont pas comestibles, certaines sont même hautement toxiques. Commençons par le commencement en déconstruisant certaines idées reçues sur les fleurs. 

Les fleurs sont le centre de reproduction des angiospermes (plantes à fleurs). Une même fleur peut présenter des organes reproducteurs mâles, femelles ou hermaphrodites (et donc posséder les deux). Une fois fécondées, les fleurs des plantes potagères se transforment jusqu’à devenir les fruits et légumes que nous consommons quotidiennement.

 

Une fleur n'est pas toujours celle qu'on croit !

Dans l’imaginaire collectif, les fleurs sont colorées, parfumées et servent à réaliser des bouquets, décorer nos jardins et nourrir des insectes nectarivores. 

Cependant, dans la définition botanique d’une fleur, aucune mention n’est faite à propos de son parfum, de son esthétisme ou de sa capacité d'interaction avec les insectes. Ainsi, les 3 photos ci-dessous représentent elles aussi des fleurs.

 

Fleurs comestibles

La première est une ombelle de fleurs d'euphorbe, une plante que l’on retrouve à l’état sauvage le long des côtes françaises, et dans les jardins pour ses cultivars les plus ornementaux.

La seconde, est un ensemble de panicules de fleurs d’avoine que l’on retrouve dans les prairies et les champs, sauvages ou cultivés.

La dernière est elle aussi une ombelle, mais de fleurs de lierre. Une plante très nectarifère (qui produit du nectar) qui pousse dans la majorité des forêts de France.

Comme vous l’avez sans doute remarqué dans la description des photos, nous n’avons délibérément pas parlé de fleurs, mais d’ombelle ou bien de panicule. Ces mots désignent l’inflorescence, l’organisation des fleurs entre elles. Cette inflorescence peut d’ailleurs jouer avec vos sens…

Marguerite

Ci-dessus une “fleur” de marguerite, qui vue de loin, paraît être une fleur simple alors qu’il s’agit d’une fleur composée que l’on appelle capitule. Chacun des points jaunes que vous apprecevez au centre est une fleur. On en compte plusieurs centaines, toutes groupées les unes aux autres. Sur les bords, les fleurs se sont différenciées afin qu’un de leurs pétale soit blanc et hypertrophié. 

Mais alors, si on ne peut pas se fier à son intuitition, existe-t-il une définition fixe qualifiant une fleur ?

 

La vérité sur les fleurs 

Les fleurs sont des ensembles de feuilles modifiées pour donner pièces florales et organes sexuels. Pour les pièces florales, on retrouvera le calice et la corolle

Anatomie d'une fleur

Un cas particulier (la nature est remplie de cas particuliers) concerne les graminés (comme l’avoine que nous avons rencontré plus tôt) dont la corolle et le calice sont remplacés par des glumelles, des sortes de petites feuilles qui protègent les organes reproducteurs. 

 

NB: Et oui logique ! Les graminées dépendant du vent pour se reproduire, pas besoin d’arborer de belles couleurs pour attirer les insectes, des pétales seraient donc superflus.

Repréciser la définition botanique des fleurs, c’est fait. Maintenant, focalisons-nous sur les fleurs comestibles !

Les fleurs comestibles et leurs usages

Les fleurs de nombreuses plantes peuvent se consommer - des plantes exotiques comme l’hibiscus, aux plantes potagères comme les fleurs de courgettes ou de ciboulette, en passant par les fleurs de plantes ornementales comme la rose.

Parmis les plus consommées actuellement on retrouve, la rose, la violette, le soucis, la bourrache, la capucine, la fleur de sureau, l'oeillet, la mauve, le coquelicot, l’achillée, l’angélique, la camomille, le tilleul, la pensée, le bleuet et encore bien d’autres la liste est loin d’être exhaustive.

À cette liste viennent s’ajouter les fleurs que vous cuisinez déjà sans savoir qu’il s’agit de fleurs tant elles sont rentrées dans les mœurs culinaires en tant qu’épices ou légumes. Parmi elles, on peut citer le chou fleur et le brocoli qui sont des inflorescences délicieuses à la vapeur ou en gratin. Les câpres ou les clous de girofle sont eux des boutons floraux au goût très prononcé, idéaux pour aromatiser. Le safran est quant à lui le pistil des crocus, et donc très difficile à récolter en quantité, ce qui explique son prix élevé !

 

TIPS: Comme dit précédemment, il existe autant de fleurs comestibles que toxiques: c’est pourquoi nous vous invitons à vous renseigner en amont si vous décidez de cuisiner d’autres fleurs que celles proposés dans cet article ! (en particulier s'il s’agit de fleurs cueillies et non cultivées !)

 

Vous l’avez compris, les fleurs comestibles sont plus nombreuses qu’on ne le pense ! Les méthodes pour les préparer sont elles aussi diversifiées. Chaque fleur peut se préparer de plusieurs façons: tantôt en infusion, tantôt en salade... L'utilisation de fleurs ajoute de nouvelles couleurs à vos plats, et tout autant de nouvelles saveurs.

En décoction, vous pouvez transformer ces fleurs en délicieux sirops au goût fleuri. Rose, violette, sureau, lilas ou encore lavande, ces plantes s’y prêtent parfaitement et parfument délicatement vos boissons et desserts.

Vous pouvez rajouter de nombreuses fleurs crues à vos salades, tartes, desserts et apéritifs. Outre l’originalité et l’esthétisme qu’apporte l’ajout de fleurs, il vous est possible de jouer fortement sur les saveurs. Pour vos salades, les fleurs de bourrache auront un goût subtil d'huître, les capucines seront plus prononcées avec un piquant rappelant celui du radis, tandis que les soucis apporteront des notes amères et poivrées. Si vous recherchez un ajout purement esthétique, préférez l’ajout de mauves au goût neutre.

Cuites, en décoration de vos tartes, farcies ou bien en beignet, laissez libre cours à vos envies. Dans cette catégorie les fleurs de courgette sont les stars et sont délicieuses farcies à la ricotta ou simplement poêlées. Les pissenlits ne sont pas en reste en tarte ou frits en beignets, accompagnés de fleur de sel et de miel. Cuite, la calendule colore vos plats d’une teinte orangée et les épice de manière subtile.

En tisane, vous pourrez tirer le maximum de vos fleurs et créer vos propres recettes. Camomille, tilleul, hibiscus et jasmin se prêtent bien sûr à l’exercice. Les fleurs de rose, de soucis, d’immortelle et d’angélique, entre autres, peuvent aussi se joindre à votre infusion pour diversifier les parfums.

Pourquoi se mettre à la floriculture ? 

Pour cuisiner toutes les recettes évoquées plus haut, encore faut-il savoir comment s'approvisionner en fleurs comestibles. Pour ce faire, plusieurs solutions. Bien que rares, certains magasins proposent à la vente ces fleurs, en particulier pour les tisanes. Une autre solution est de passer par internet. Malheureusement, la production de masse de fleurs comestibles est très peu pratiquée en France et ce genre d’achat se révèle souvent onéreux et émetteur en carbone. De plus, seules les fleurs les plus communes sont trouvables par ces biais. 

Ce que nous vous conseillons est de produire ces fleurs vous-même, en leur faisant une place dans vos bacs ou jardinières ! Moins instantanée, la floriculture vous permettra en effet d’obtenir des fleurs très diversifiées à moindre coût. Vos plats et tisanes n’auront que meilleur goût avec des fleurs issues de votre propre labeur.

Labeur qui d’ailleurs sera minime ! Les fleurs comestibles sont généralement issues de plantes très résilientes et encore adaptées à la vie sauvage. Ainsi, aucun engrais ne sera nécessaire pour obtenir une quantité de fleurs suffisante pour votre usage. 

L’introduction de plantes fleuries à votre potager peut aussi permettre d’attirer davantage de pollinisateurs sur votre parcelle. L’implantation de bourrache, elle, vous permettra de structurer et aérer votre sol avec ses racines profondes. De leur côté, soucis et oeillets vous aideront en éloignant certains nuisibles du potager. 

Autre bénéfice de l’utilisation de plantes fleuries comestibles: l’esthétisme ! Il est toujours agréable de voir un jardin coloré rempli de toutes sortes de fleurs !

 

Article rédigé par Louis Gourtay, assistant maraîcher Growsters.

 

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Pour aller plus loin:

un petit aperçu global de botanique 

50 recettes inattendues avec 24 fleurs comestibles 

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Let's Grow 🌱

Vous voulez faire pousser des plantes mais il est trop tard pour procéder à un semis ? Une solution: le repiquage. Ça tombe bien, car cette semaine Growsters vous explique tout ce qu'il y a à savoir derrière cette méthode de plantation ! Période de l’année idéale, exposition et bons gestes à adopter, tout y passe.

Temps de lecture: 5 minutes

C'est quoi le repiquage ?

Pratiqués depuis le néolithique, repiquage, rempotage, transplantation suivent le même principe: déplacer une plante et la changer de milieu de culture. Le repiquage concerne aussi bien les plantes ornementales et les plantes potagères que les fruitiers ou arbres d'ornement. Toutefois, le terme peut varier en fonction de la plante concernée:  il est, par exemple, d’usage de parler de plantation ou de transplantation plutôt que de repiquage pour les arbres.

Il existe différents types de repiquage en fonction du transplant choisi: transplant simple (salade), racines nues (rosiers et fruitiers), ou transplant en mottes (basilic, ciboulette et autre plantes touffes). De la même manière, la technique de transplantation varie en fonction de la destination du plant. Il est ainsi possible d’effectuer un repiquage en pleine terre,en pot ou en godet.

Avant d’aborder la dimension technique du repiquage, étudions ses nombreux avantages.

 

Les bénéfices du repiquage

Un des principaux intérêts du repiquage est de permettre d’avancer tout le cycle de production. En effet, pour les plantes potagères, le repiquage succède à un semis, le plus souvent sous abri. En semant sous abri puis en repiquant, il est possible d’obtenir bien plus rapidement des plantes productives que ne le permettent les semis en pleine terre. Effectivement, en exposant les semis à une température plus élevée que la température extérieure, ceux-ci se développent plus rapidement. 

Autre avantage, le repiquage permet aussi de contrôler ses semences, en particulier si elles sont de votre propre production. Le fait de passer par un repiquage donne des informations sur le taux de germination des semences que vous utilisez, il vous permet de savoir si votre stock est encore fertile ou s’il est nécessaire de le renouveler.

Le repiquage constitue également un tri qui vous permet de ne garder que les plantes avec la meilleure vigueur. Lors du repiquage en godet en particulier, il ne faut pas hésiter à écarter les plantules qui semblent les plus faibles, les plus rabougries. Cette sélection dès le stade des premières feuilles permet en effet d’acquérir des plantes susceptibles de mieux supporter les aléas de culture et de produire davantage de fruits.

Produire plus, plus vite, plus longtemps et avec les plantes les moins capricieuses, voilà ce que permet le repiquage. Bien que très fiable, il reste cependant un stress pour les plantes. Mal exécuté, il peut les affaiblir, voir provoquer leur mort ou leur montée en graine.

 

Les précautions à prendre

Les racines sont la partie la plus sensible d’une plante. Le rôle essentiel qu’elles jouent dans l’hydratation de celle-ci et dans la mise en mouvement des sèves font d’elles un organe vital.

Durant un repiquage, les plants sont extraits de la terre pour être réimplantés dans un nouveau milieu. Cette transition de milieu implique nécessairement un passage des racines à l’air libre, que le transplant soit en mottes ou à nu. En cas de contact prolongé à l’air libre, certaines racines peuvent sécher et mourir. À la plantation, le végétal devra utiliser une partie de ses réserves pour créer de nouvelles racines avant de pouvoir continuer son développement aérien. Si une trop grande partie de ces racines sont atteintes, la plante ne sera donc pas capable de récupérer entièrement et finira par flétrir.

Un autre facteur de stress peut être la manipulation en elle-même, qui cause des blessures au niveau racinaire. Suivant les plantes, ces blessures vont avoir un impact plus ou moins fort: tantôt sans effet, tantôt provoquant la montaison des plants, ce qui les rend improductifs. Pour les espèces les plus sensibles (persil, coriandre, épinard…) il est donc conseillé de semer sur place, ou de repiquer une mini-motte ou un godet entier pour éviter tout contact avec les racines.

Il est également important de ne pas trop tasser la terre lors d’un repiquage. En effet, un substrat trop tassé entraîne l’asphyxie des racines dont les cellules dépérissent par manque d’oxygène.

Concrètement, comment fait-on pour repiquer ? 

Une question revenant lors de la plantation est celle de la période: quelle est la période idéale pour procéder au repiquage ? 

Il n’existe pas de règle immuable pour toutes les plantes. Du point de vue du développement de la plante, il vous est possible de repiquer dès la sortie de 2 ou 3 feuilles vraies. 

Même s’il est possible de repiquer tout au long de l’année, deux périodes sont à retenir: le printemps et l’automne. Le printemps, en particulier une fois les Saints de Glace passés, marque la sortie des transplants à l’extérieur. C’est une période de forte croissance, qui convient très bien aux plantes annuelles. Pour les plantes ligneuses et pérennes, on préférera un repiquage en automne qui leur permettra de développer un réseau racinaire vigoureux et d’accroître leur robustesse en vue de l’année suivante.

 

Points de repère 

Bien qu’il soit difficile de donner des dates précises, voici quelques points de repère pour les cultures les plus courantes:

Pour réussir vos repiquages, à quoi faut-il faire attention ? Découvrez nos conseils généraux !

 

Conseils généraux 

Concernant les conditions environnementales, la règle reste simple: un transplant doit être planté dans des conditions optimales pour sa culture. Si un plant de tomate apprécie des températures comprises entre 18 et 26°C, son transplant les appréciera aussi !

L’irrigation est un point de vigilance important en particulier les premières semaines de reprise. Pour arroser vos transplants, chacun sa technique ! Au début nous vous conseillons toutefois de pratiquer une irrigation par la base afin de ne pas stresser davantage votre plante.

Pour les repiquages en pleine terre, il n’est pas possible d’irriguer depuis la base: un arrosage au pied en évitant d’arroser les feuilles fera très bien l’affaire.

L’astuce est de garder le sol humide, mais pas mouillé. Pour vérifier l’état de vos godets, sous-pesez les. S’ils sont légers, vouspouvez les bassiner ! Pour la pleine terre, touchez votre sol et assurez-vous qu’il soit humide à une profondeur correspondant à la première phalange de votre doigt.

Les premiers jours, l’irrigation va de pair avec une observation quotidienne des transplants. Ces derniers restants fragiles, il faut être à l’affut dès les premiers signes de faiblesse (perte de couleur, assèchement des feuilles vraies, présence de ravageurs…).

 

Les différents types de repiquage 

En fonction de la plante que vous voulez planter, la profondeur de repiquage va elle aussi varier. La plupart du temps, un repiquage collet à terre convient. Dans ce cas, il faut enterrer la plante jusqu’à la base des premières feuilles (le collet !). 

Pour les plantes plus sensibles dont le collet risque de pourrir (fraises, betteraves ou salades), il vaut mieux faire un repiquage collet flottant c’est-à-dire enfoncer à peine le plant dans le sol. Une fois installé le plant doit rester lâche et se comporter comme un drapeau au vent, c’est pourquoi on nomme aussi ce repiquage, repiquage en drapeau.

Le dernier type de repiquage (tomates, piments et solanacées) est le repiquage profond. Aussi appelé repiquage à collet enterré, il ne s’applique qu’aux plantes supportant bien le repiquage. Il consiste à enterrer collet, hypocotyle et même les premières feuilles jusqu’à leur sommet. Cela permet d’avoir davantage de départ de racines et donc un ancrage solide.

 

Le repiquage en godet 

Lors de la réalisation du repiquage, certains gestes simples permettent d’augmenter vos chances de réussite, en particulier lorsque vous repiquez en godets. 

Un repiquage en godet (dans l’attente d’un second repiquage en pleine terre) s’effectue en 4 temps

  1. Remplissez votre godet avec votre terreau sans le tasser
  2. Déposez votre plantule au sommet 
  3. Enfoncez-la à la profondeur souhaitée: ce faisant vous tassez juste assez votre substrat pour tenir le transplant sans pour autant risquer de l'étouffer 
  4. Pour finir, égalisez le terreau (vous pouvez tasser doucement avec vos doigts) en prenant soin de laisser un espace d’environ 1-2 cm entre le sommet du godet et votre terreau. Cet espace évitera à l’eau de ruisseler lors des prochains arrosages. 

À ce stade, votre godet doit être légèrement bombé sous l’effet du tassement. Décompactez-le en le tapotant sur le dessous et les bords. L'objectif est de voir votre godet se détendre et rester lâche, souple sur ses côtés. 

Félicitations, vous venez de réaliser un repiquage qui a toutes les chances de réussir ! 

NB: Pour les repiquages en godet, il est tout à fait possible de repiquer, en suivant la même méthode, plusieurs plants ensemble pour obtenir une touffe bien fournie.

 

Le repiquage en pleine terre 

Lors d’un repiquage en pleine terre, la marche à suivre doit s’adapter. D’autres astuces peuvent être mises en place pour augmenter davantage les chances de réussite. 

 

Le décompactage reste important dans le cadre d’une plantation de fruitiers. Une fois le l’emplacement choisi et le trou creusé, décompacter les bords du trou à l’aide d’une fourche bêche permet au racines de se propager plus facilement dans le sol. 

Toujours en lien avec le décompactage, lorsque que vous procédez au repiquage de plantes achetées en pépinière ou jardinerie, vérifiez l’état des racines avant de les mettre en terre. Si ces dernières sont denses et apparentes, n’hésitez pas à casser la motte et démêler délicatement les racines afin d’optimiser leur contact avec le sol et éviter qu'elles ne se forment un chignon en se développant. Pour un petit coup de pousse (🌱) supplémentaire, disposez un peu de terreau ou de compost mature au fond du trou.

 

Toujours dans l’idée de minimiser le stress subi par la plante, procéder à l’acclimatation du transplant en amont permet d’améliorer grandement le taux de succès de vos repiquages extérieurs. 

Pour acclimater vos plantes, il vous suffit de les habituer progressivement aux conditions extérieures. Par exemple, placer les futurs transplants à l’ombre puis augmenter peu à peu leur exposition pour les accomoder à l’exposition lumineuse de leur place définitive. En général, l'acclimatation débute une semaine avant la plantation.

NB: Pour une plantation en racines nues, nous vous conseillons de réaliser un pralinage de vos racines. Trempez-les dans un mélange de terre argileuse de compost et d’eau: cela encouragera la cicatrisation des racines tout en limitant leur dessèchement !


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Let's Grow 🌱

Le 22 mai a lieu un jour très spécial, vous avez une idée ? 

Allez, on vous aide à trouver: 

  1. Elle arrive timidement au centre des débats (alors qu’elle le mérite clairement) 
  2. C’est la meilleure amie du jardinier
  3. Elle est composée de l’ensemble des êtres vivants (rien que ça), hippocampes comme orchidées 

Vous l’avez ? C’est la biodiversité ! 

Le 22 mai est la journée internationale de la biodiversité ! Dans cet article, on vous explique pourquoi la biodiversité est la star du jardin et comment chacun peut la promouvoir à son échelle.

Temps de lecture: 5 minutes

On en parle tout le temps, mais c'est quoi la biodiversité ?

Dans sa définition scientifique la plus large, la biodiversité regroupe l’ensemble des milieux de vie, des êtres vivants et de leurs interactions entre eux et avec leur milieu. Comme cette définition est très large, il est assez courant de contextualiser davantage et de parler de la biodiversité uniquement à certaines échelles.

À l’échelle du milieu de vie, on parle par exemple de la biodiversité de la prairie ou de la forêt. Cette échelle permet ainsi de tenir compte au mieux des interactions entre la forêt et ses habitants.

De manière analogue, il est possible de parler de biodiversité d’espèces: on s’intéresse cette fois aux rapports entre les individus d’espèces différentes vivant au même endroit. C’est grâce à cette échelle d’observation que l’on définit quel insecte s'attaque à quelle plante. Par exemple, dans votre jardin, les pucerons de vos rosiers seront des Macrosiphum rosae (pucerons verts du rosiers) alors que sur vos fèves il s’agira cette fois d’Aphis fabae (pucerons noirs de la fève). 

Pour finir, on parlera de diversité d’espèces lorsque l’on souhaite étudier les relations entre les individus d’une même espèce, et leurs variations .

Par souci de professionnalisme, on se devait de vous faire cette parenthèse un peu studieuse avant de passer aux choses fun.

 

Alors, concrètement, pourquoi la biodiversité est-elle si importante ?

Dans la nature, plus la biodiversité d’un milieu est élevée, plus sa résilience va être importante.

En effet, dans chaque écosystème les insectes, les plantes, les bactéries etc… jouent un ou plusieurs rôles dont bénéficient d’autres membres de l’écosystème. Ainsi, les arbres font de l’ombre à la mousse, les mammifères fertilisent les plantes, les insectes transportent les graines … Chacun étant interdépendant des autres, un équilibre se met en place.  Le fait que l’équilibre repose sur une multitude d’acteurs différents rend alors très difficile la perturbation de ce dernier. 

Pour comprendre cette notion de résilience et de résistance aux perturbations, prenons quelques exemples. 

Imaginons l'arrivée d’une maladie tuant les scarabés rouges. Dans un écosystème avec une faible biodiversité, la disparition des scarabés rouges entraîne la disparition des oiseaux se nourrissant de scarabés, puis par effet boule de neige, altère également chaque organisme relié aux oiseaux. 

Conséquence: l’écosystème est bouleversé, l’équilibre est rompu. 

Dans le cas d’un écosystème plus riche en biodiversité, plusieurs types de scarabées (bleus, des rouges et des jaunes) cohabitent. La disparition (tragique) des scarabés rouges n’aura donc cette fois pas autant d’effet: les oiseaux pourront continuer de manger scarabées bleus et jaunes. Au bilan, l’écosystème avec la plus grande biodiversité aura bien mieux résisté à l’arrivée de la maladie.

 

La biodiversité, indispensable aux hommes

Les chiffres eux-aussi nous prouvent que la biodiversité est essentielle aux hommes. Elle leur fournit chaque année des biens et services (régulation de la qualité de l’air, épuration des eaux) d'une valeur deux tiers supérieure au PIB mondial

La biodiversité est à la fois responsable de notre garde-manger et de notre pharmacie. En effet, près de 70% des cultures que nous consommons ont besoin de pollinisateurs, et une vaste majorité de produits pharmaceutiques viennent de la nature.  

N.B: l’aspirine vient de l’écorce de saule et certains anti-cancéreux des épines d’ifs ! 

Plus important encore, la biodiversité nous aide à lutter contre les catastrophes naturelles. Près des fleuves, les prairies humides préviennent les risques d'inondation, et dans les montagnes les arbres retiennent les glissements de terrain.

Comme vous vous en doutez, la biodiversité a également un rôle fondamental à jouer dans votre potager !

 

Le rôle de la biodiversité au potager 

Votre jardin, votre potager ou votre bac suivent les mêmes dynamiques que n’importe quel autre écosystème, sur une échelle plus réduite. Entretenir la biodiversité de votre parcelle vous est bénéfique pour de multiples raisons. Augmentation de la fertilité de votre sol, aide dans votre lutte aux ravageurs, pollinisation de vos plantes… la liste est longue ! Assister aux interactions bénéfiques de multiples espèces dans votre jardin est également une jolie récompense. 

 

Un sol de meilleure qualité 

Pour améliorer la qualité de votre sol, faites confiance aux vers de terre et aux plantes possédant racines profondes ou pivotantes: ce sont de véritables architectes des sous-sols ! Les vers vont en creusant leur galerie aérer le sol, tandis que les racines vont quant à elles avoir un effet plutôt décompactant et aérant. Un sol aéré va permettre aux racines de respirer, mais aussi à la pédofaune de vivre dans des conditions optimales. Le décompactage va permettre une meilleure pénétration des racines et de l’eau dans le sol, de plus cela va permettre d’obtenir un sol plus homogène suivant la profondeur.

 

Lutter contre les ravageurs 

La lutte contre les ravageurs, point noir du jardinier. Ici, la résilience apportée par une forte biodiversité prend tout son sens. Tout d’abord, avoir de nombreux insectes différents au même endroit augmente statistiquement les chances d’avoir parmi eux des insectes auxiliaires et prédateurs: c’est à dire des insectes vous aidant au poatger car ils mangent les ravageurs indésirables. Cela permet donc d’éviter la prolifération des ravageurs qui, dès leur arrivée, sont chassés par les insectes prédateurs. Le phénomène de prédation reste ainsi l’effet le plus important de la biodiversité sur les ravageurs, et est d’autant plus pratique qu’il s’auto-régule. 

Les punaises Macrolophus vont par exemple se nourrir d’aleurodes (de petites mouches blanches qui transmettent des maladies à la plante). Une fois la population d’aleurodes réduite, la population de punaises va à son tour diminuer par manque de nourriture, et n’augmentera de nouveau qu’à l’apparition de nouvelles proies. 

Même sans prédateurs, la diversité des insectes joue un rôle dans la réduction du nombre de ravageurs. En effet, la croissance des populations d'insectes est liée à la disponibilité des ressources. Avoir plusieurs populations d’insectes vivant au même endroit permet de limiter l’accès aux ressources de chacune puisque ces dernières sont alors en compétition par rapport à l’eau, au lieu de reproduction, à la nourriture …

Cela évite ainsi qu’une population ne devienne trop importante et problématique.

 

Enfin, c’est une condition sine qua non pour que vous obteniez des fruits grâce à la pollinisation. Protéger la biodiversité, c’est aussi protéger les insectes pollinisateurs à l’origine de ce processus !

 

Comment entretenir la biodiversité dans mon potager ? 

Il existe de nombreux leviers pour augmenter et préserver la biodiversité de son jardin. Comme nous l’avons dit précédemment, la notion de biodiversité est étroitement liée à la notion d’équilibre dans le milieu. Afin de pouvoir bénéficier des services écosystémiques proposés par les locataires de nos parcelles, il faut perturber au minimum l’équilibre existant.

On évite alors logiquement l’utilisation de pesticides et autres phytosanitaires. En effet, ils tuent ravageurs et auxiliaires sans distinction et provoquent un vide de biodiversité en causant la disparition brusque d’un type d’insectes ou de champignons. 

Ces “trous de biodiversité” deviennent alors disponibles pour d’autres espèces, qui ont champ libre pour proliférer et peuvent parfois menacer l’équilibre du potager. 

TRIVIA: Certains insectes peuvent être à la fois auxiliaires et ravageurs suivant les conditions ! C’est par exemple le cas de certaines abeilles et bourdons qui pollinisent mais poinçonnent aussi les feuilles pour déposer leurs œufs. À petite échelle, ça n'a pas d’effet sur les plantes mais si la même plante est trop poinçonnée, elle finira par en pâtir. 

 

Réduire le travail du sol

De la même façon, il est préconisé de se limiter à la réalisation de labours superficiels lors des travaux du sol. Un griffage de la surface du sol peut parfois amplement suffir ! Le mieux pour la biodiversité est de ne pas travailler le sol du tout. 

Brasser le sol de manière brusque et profonde entraîne quantité de bouleversements pour ses habitants: changement de la température, exposition à la lumière, assèchement brusque du sol… 

Les changements qui s’opèrent alors sont trop soudains pour que la pédofaune puisse s’y adapter, et provoquent donc sa disparition. Il faut plusieurs années de bonnes pratiques pour qu’une vie stable et profitable s’installe dans un sol, il serait donc dommage de détruire cela en quelques heures.

 

Attirer les auxiliaires de culture

Pour augmenter la biodiversité de votre jardin, il faut qu’il devienne une destination de choix pour tous les auxiliaires de vos cultures. Pour ce faire, offrez-leur le gîte et le couvert en multipliant les zones refuges (hôtel à insectes), et en diversifiant  par vous-mêmes les abords de votre potager.

Semer une bande fleurie près de vos parcelles peut être un bon moyen d’attirer de nouveaux pollinisateurs pour vos cultures. Si vous en avez un jardin, la solution est de laisser se développer un carré d’herbe sans le tondre, qui deviendra un réservoir de biodiversité pour votre jardin. 

Une autre solution consiste à planter des haies. Ces haies offrent entre autres un abri aux oiseaux se nourrissant d’éventuels ravageurs (insectes, gastéropodes, petits rongeurs). 

Il vous sera malgré tout difficile d’attirer de manière spécifique un auxiliaire en particulier, c’est pourquoi nous vous conseillons de miser sur la diversification. En plantant au même endroit plusieurs plantes, en pratiquant des rotations progressives au sein de votre jardin et en accordant une place à de nouvelles plantes, notamment des fleurs, dans votre potager. 

Une dernière solution est de changer son niveau de tolérance concernant les adventices et les ravageurs de nos jardins. En effet, bien que souvent pointés du doigt comme les ennemis du jardinier, ils font aussi partie de l’écosystème potager (pas de coccinelles sans pucerons). C’est pourquoi il faut en tolérer un certain nombre et agir seulement lorsque leur prolifération devient néfaste pour la plante. 



Lancez-vous !

On espère que vous avez compris pourquoi la biodiversité est la star de votre jardin et comment la ramener chez vous !

Intrigué par le sujet ? Pour aller plus loin : découvrez l'équation de prédation de Lotka-Volterra.

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Avez-vous déjà entendu parler des Saints de Glace ? Non ?

Bonne nouvelle, ils ont lieu cette semaine et, cette fois, vous saurez de quoi il s’agit.  Aujourd'hui, nous allons plonger à travers le temps pour parler de cette tradition que tous les jardiniers se doivent de connaître. Alors, les Saints de Glace: une tradition obsolète ? 

Remontons le temps pour comprendre les origines de cette croyance, et pour savoir si elle est toujours d’actualité !

Temps de lecture: 3 minutes

Pourquoi parler des Saints de Glace ? 

Les Saints de Glace, St Mamert, St Pancrace et St Servais, sont respectivement associés au 11, 12 et 13 mai. Ces dates marquent les derniers risques de gel de l’année. Passé ces dates, le risque de perte des semis ou des plants à cause du gel devient - selon la croyance - quasi nul. 

 

Un risque mortel

Le gel est souvent mortel pour les plantes. Pourquoi ? 

  1. Un des effets principaux causé par le gel est la déshydratation des plantes. Ce bilan, loin d’être intuitif on vous l’accorde, s’explique facilement. Comme les températures négatives provoquent la solidification de l’eau contenue dans le sol, l’eau devient indisponible pour la plante. En effet, celle-ci est incapable d’absorber de la glace via ses racines. Sans eau, les plantes se flétrissent puis finissent par mourir et faner.
  2. Par ailleurs, si la température chute en dessous de 0°C de manière progressive (gelée noires hivernales), l’eau contenue entre les cellules des plantes forme des cristaux de glace. Dans de telles conditions, les échanges sont stoppés et les déchets vont s’accumuler dans la cellule. Si l’exposition au gel est prolongée, le cellule meurt et les tissus se nécrosent. Si l’exposition est courte (quelques heures) les cycles métaboliques pourront reprendre correctement. 
  3. A contrario, lorsque la température chute brusquement (gelées blanches de printemps), l’eau intracellulaire ( du cytoplasme et de la vacuole) gèle. Cela provoque l’explosion des cellules, conduisant à la mort de la plante.


Une tradition obsolète ? 

La tradition des Saints de Glace a tendance à disparaître au fil du temps. Cette croyance, de moins en moins connue, est en effet logiquement de moins en moins transmise. 

Un marqueur de cette perte de tradition est la disparition des Saints de Glace originels du calendrier: Mamert est remplacé par Estelle, Pancrace par Achille et Servais par Rolande. De plus, avec le réchauffement climatique, cette tradition se révèle de moins en moins pertinente puisque les gelées de mai se font de plus en plus rares. Cette année ne fait pas exception, les risques étant très faibles (voire nuls).

Malgré tout, l'enjeu reste de taille ! Un épisode de gel tardif peut suffire pour perdre toutes tomates, poivrons et autres repiquages délicats. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, certains agriculteurs et jardiniers de longue date respectent scrupuleusement les Saints de Glace. On retrouve également ces dates comme lancement des repiquages et semis d’extérieur dans de nombreux ouvrages.


Que faire avant les Saints de Glace ? 

Pas de panique ! Il existe de nombreuses solutions pour limiter l’impact potentiel des Saints de Glace. Les premières, très pragmatiques, consistent à limiter l’effet du gel en protégeant les cultures à l’aide de paillage, de bâches ou en repiquant/semant sous tunnel froid. 

En complément, nous vous conseillons d’appliquer une règle simple qui vaut pour l’ensemble de votre carrière potagère: “ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier.” 

En cas de doute, mieux vaut être prudent et ne repiquer qu’une partie de vos plantes en extérieur. Ainsi, si vous perdez vos plants à cause des Saints de Glace, il vous reste toujours une réserve de plants dont le repiquage vous permettra tout de même de récolter durant l’été. Si au contraire aucun épisode de gel n’est à noter alors vous avez tout gagné ! En repiquant le reste des plants, vous pourrez étaler la production et récolter plus longtemps.

 

L'origine de la tradition des Saints de Glace

Historiquement, la croyance entourant les Saints de Glace est apparue durant le haut Moyen-Âge. Elle est due dans un premier temps à de nombreuses observations empiriques réalisées par les agriculteurs des années 470, qui constatent à cette époque de l’année une période de gel matinal importante. Bien que de telles observations météorologiques n'aient que rarement été observées par la suite, les croyances populaires avaient déjà été lancées. Ainsi, durant les Fêtes des Rogations qui tombent à cette période de l’année, de nombreux chants et prières étaient adressés à Dieu afin de bénir les cultures et d’obtenir une météo clémente. 

Cette tradition s’adapte en fonction des régions et des pays. Par exemple, dans le Sud de la France, on parlera davantage des Saints Cavaliers du Froid (28, 30 avril et 6 mai) les gelées se finissant plus tôt.

Météorologiquement, les Saints de Glace trouvent une explication dans le passage d’un front froid venu des pays du Nord. Ce front froid est associé aux turbulences provoquées par la remontée de l'anticyclone des Açores et l’activité des courants Nord-Atlantique. Conclusion: cette combinaison de phénomènes peuvent provoquer une chute des températures, en particulier la nuit. 

Statistiquement, la probabilité d’un gel durant les Saints de Glace est malgré tout très limitée. D’après les archives de Météo-France, seule l’année 2010 a su confirmer cette croyance au cours des 20 dernières années...

 

On espère que cet article vous aura aidé à comprendre les origines des Saints de Glace, et que vous maintenant êtes incollables sur cette tradition ! 

 

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Que savez-vous des végétaux que vous côtoyez au quotidien en ville ? 

Dans cet article Growsters vous propose d’en apprendre plus sur vos plus proches voisines en milieu urbain. Quel rôle jouent les plantes urbaines dans ces univers d’asphalte ? Quel est le potentiel insoupçonné de ces plantes des villes consommables et comment les récolter ? 

Temps de lecture: 5 minutes

D'où viennent les plantes des villes ? 

Depuis longtemps les plantes ont été utilisées afin d’améliorer l'esthétisme des villes. Initialement, on retrouvait en ville les mêmes essences et espèces végétales que dans les campagnes. La majorité des plantes utilisées étaient endémiques à l’Europe comme les chênes, les bouleaux, les peupliers et les tilleuls par exemple. Au 18ème siècle, de nombreuses plantes ramenées de voyages (cyprès, thuyas, magnolia, platane…) prennent place dans les palettes de composition végétale.

 

Diversité & intercations 

Ces introductions progressives conduisent à l'obtention d’un indice de diversité plus important en ville que dans les zones plus rurales. Concrètement, cela signifie qu’il y a une diversité spécifique plus importante en ville. Cette grande diversité végétale permet la constitution d’un panel très large de niches écologiques différentes, chacune pouvant servir d’habitat ou d’alimentation pour les insectes et les petits animaux.

Paradoxalement, c’est aussi en ville que les interactions entre les êtres vivants sont les moins prononcées. Aujourd’hui encore, la nature en ville est polarisée autour des parcs et jardins. Malheureusement, ces espaces sont très dispersés au sein de la ville, sans possibilité pour ses occupants de passer d’un parc à l’autre. Ainsi, même si la ville dans son ensemble présente une grande diversité végétale et animale, les interactions se limitent à de petits îlots de nature éparse.

 

Des trames pour reconnecter les espaces verts 

Depuis une trentaine d’années, lors des réflexions pour repenser la ville, l’utilisation d'essences locales ainsi que la mise en interaction des parcs et des jardins reviennent sur le devant de la scène. Leur porte-étendard: les notions de trames brunes et vertes. Ces trames ont pour principe le respect des continuités écologiques et la reconnection des espaces verts entre eux

Il existe différents types de trames en fonction des animaux considérés. On parlera par exemple de trame verte lors de la mise en place de lien végétal entre les espaces (alignement d’arbres, création de promenade, coulée verte…). Cette trame permet la circulation d’oiseaux, d’insectes et parfois de petits mammifères. De manière analogue, on parlera de trame brune lors de la constitution de continuités pédologiques qui permettent la circulation de la pédofaune (faune du sol). 

NB: il existe aussi des trames bleues (continuité au niveau de l’eau), des trames blanches (continuité sans perturbation sonores) et des trames noires (continuité sans lumière artificielle).

Connaissez-vous les plantes des villes qui vous entourent ?

En ville, de nombreuses plantes initialement choisies pour leur beauté sont comestibles !  Cependant, avant de récolter toutes les plantes qui vous passent sous la main, prenez note de quelques règles d’or concernant le glanage urbain.

 

Des règles à respecter !

Tout d’abord: qu’importent la plante ou la partie de plante que vous souhaitez récolter, n’en cueillez pas de trop grande quantité au même endroit. En effet, il ne faudrait pas provoquer de stress à ces plantes qui ne sont pas cultivées à des fins productives. De plus, il n’est pas rare que les organes comestibles participent au “cachet” de la plante, il serait dommage d'en priver les passants.

Pour votre santé, nous vous conseillons de récolter préférentiellement les plantes situées loin des grands axes de circulation. Il est conseillé a minima de rincer abondamment vos récoltes, afin de les débarrasser des hydrocarbures et des autres substances volatiles qui auraient pu se déposer dessus.

 

Fleurs des villes 

Fleurs d'acacia

 

Fleurs de tilleul

 

Fruits des villes

Fruits d'eleagnus

 

Fleurs de pommiers

 

Feuilles & salades 

Envie d’une salade ? En ville, de nombreuses plantes considérées comme “mauvaises” peuvent être utilisées en salade. Pour ces herbacées nous vous conseillons de les récolter dans les parcs et jardins plutôt que dans les rues, et de les rincer abondamment afin de se débarrasser d’un potentiel traitement.

Mâche sauvage

 

Pissenlit

 

L'importance des plantes en ville

Îlot de chaleur urbain

 

Outils bioclimatiques naturels : le cas des arbres 

La capacité de rétention de la chaleur des espaces artificialisés est très importante. On observe ainsi une augmentation de la température pouvant aller de 3 à 10° C entre la ville et la campagne !

Afin de lutter contre ces îlots de chaleur, les plantes des villes possèdent là encore un potentiel insoupçonné. En milieu urbain, elles permettent en effet de diminuer drastiquement la température. Pour l'illustrer, nous allons nous focaliser sur le particulièrement parlant exemple des arbres.

Les arbres sont en ville généralement présents en grand nombre. En faisant de l’ombre et en libérant de l’eau au niveau de leurs feuilles, ils participent aussi bien à la création de zones de fraîcheur qu'à la réduction de la température au niveau de la ville entière.

Ombre et humidité combinées font en moyenne chuter de 5-6°C la température réelle, et diminuent encore plus la température ressentie. 

 

L'évapotranspiration

À l’échelle de la ville, l'évapotranspiration au niveau des feuilles des arbres participe également à la diminution de la température. En effet, outre le “relargage d’eau” dans l’air jouant sur la température perçue, l'eau "consomme" de l'énergie sous forme de chaleur pour se vaporiser. À l’échelle de la feuille, ce phénomène est minime. C’est une fois que l’on considère l’arbre entier, puis l'alignement, voir le parc, qu’il prend de l’ampleur. Si la ville présente une surface végétalisée suffisante, ce phénomène d’évapotranspiration a un effet conséquent sur l’entièreté du milieu urbain.

Les plantes jouent également un rôle dans les processus d'infiltration des eaux de pluies en participant à la désimperméabilisation des chaussées. Cela diminue ainsi les risques d’inondations dues à de fortes pluies.

De plus, les arbres permettent dans une certaine mesure de purifier l’air en l’enrichissant en oxygène tout en consommant le CO2 nécessaire à sa croissance.

 

La végétation ornementale, marqueur d’une époque

Afin de dater précisément un bâtiment, on se réfère au style de son architecture. Mais saviez-vous qu’en observant son jardin il était aussi possible d’obtenir des indices sur son époque de construction ?

Tout comme l’architecture ou les vêtements, le paysage aussi est sujet à la mode. La présence de certaines plantes caractéristiques de différentes modes paysagères permet une datation approximative des bâtisses.

Comme plantes marqueurs d’époque on peut notamment citer les palmiers, que l’on retrouve aux abords d’anciens bâtiments ou bien dans certains parcs botaniques. Ils sont caractéristiques des années 1750-1800 et sont un bout d’exotisme ramené des colonies françaises.

Les bouleaux ainsi que les grands épicéas étaient eux largement utilisés dans les années 1970. C’est pourquoi on les retrouve aux abords des résidences de cette époque ainsi qu’à proximité des maisons à l’américaine.

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On espère que cet article vous aura aidé à comprendre le potentiel insoupçonné des plantes des villes !
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Cela n’aura échappé à personne, avec l’apparition des premières fleurs et la douceur des températures, le printemps s’est doucement installé et ne cédera officiellement sa place à l’été que le 21 juin. Avec l’arrivée des beaux jours, arrivent aussi de nouveaux fruits sur les étalages et souvent l'envie de jardiner. Alors, que manger et que cultiver au printemps ?

Dans cet article, on vous présente les fruits et légumes de saison, on vous explique tout sur l'effet du printemps sur les plantes et on vous donne quelques conseils pour faire fructifier votre potager !

 

Temps de lecture : 5 minutes

Que manger au printemps ?

Le printemps est une saison de transition, durant laquelle on retrouve des légumes d’hiver en fin de production qui se mélangent aux premiers légumes d’été.

Dès la fin du mois de mars, de nouveaux arrivants permettent de diversifier vos plats !

En fin de printemps, il est aussi possible de trouver les premières tomates. Toutefois, ces dernières ont souvent peu de goût car elles manquent encore de soleil.

Du côté des fruits, le printemps marque la fin des agrumes françaises mais il entraîne l’arrivée des petits fruits tels que :

En fin de saison, on peut aussi trouver les premières pastèques et premiers melons, ainsi que quelques fruits à noyaux.

Le printemps est aussi la pleine saison pour les bananes françaises, il en est de même pour les mangues venant d’Amérique du Sud et les fruits de la passion qui viennent d'Asie. Ça fait un peu plus de trajet, on vous invite bien sûr à privilégier le local  😉

Le printemps : comment ça marche ? 

 

Une saison tout en contrastes

Météorologiquement, le printemps est une saison de contrastes thermiques et hygrométriques (relatifs à l’humidité de l’air !).

Bien que les jours deviennent plus longs et plus chauds, le printemps reste une saison relativement froide avec notamment les Saints de Glaces (les 11, 12 et 13 mai) réputés comme étant des jours particulièrement froids, voire gélifs.

L’adoucissement des températures et l’élongation des jours, qui s’opposent à la froideur constante de l’hiver, induisent le réveil progressif du monde végétal. Mais concrètement, que se passe-t-il pour nos amies les plantes ?

 

La vie reprend !

Pour passer l’hiver, les plantes mettent en place diverses stratégies : perte des feuilles des arbres, stockage de ressources dans les parties protégées, etc. L’allongement de la photopériode (le rapport entre la durée de jour et de nuit en une journée) et l’augmentation des températures signalent qu’il est maintenant temps de lever la dormance (arrêt temporaire de la croissance d'un végétal) et déclenchent la reprise de la vie végétative.

Le printemps apporte toutes les conditions nécessaires à la germination des premières graines :

Pour les arbres, cette saison stoppe les mécanismes de protection et déclenche l'ouverture des bourgeons, aussi appelé débourrementCe débourrement est dû à la reprise de la circulation de la sève et donc au transport de sucres et phytohormones dans l’ensemble de l’arbre. Au Canada, c’est à cette période que l’eau d’érable est puisée, car la concentration en sucre dans la sève est très importante.

Que cultiver au printemps ? 

De manière concrète et outre le traditionnel “grand nettoyage de printemps” qui se traduit par la suppression des résidus des cultures d’hiver (feuilles mortes, plantes non productives…) et les amendements printaniers, qu’est-il possible de faire au jardin ?

 

Tailler & éclaircir

En accord avec la remise en circulation des sèves, le printemps est parfait pour tailler les plantes ligneuses et leur donner forme. Rosiers, arbustes, conifères et fruitiers : tout y passe ! 

La taille permet aussi la ramifications des branches. Pour ce faire, il suffit de s’assurer que 4-5 yeux sont toujours présents sur la branche. En repoussant, une branche en donnera plusieurs qu’il suffit de supprimer par pincements ou lors d’une future taille pour donner la forme souhaitée à l’arbre.

De manière analogue, il est aussi possible d’éclaircir les fleurs des fruitiers (ne garder que 2-3 fleurs par bouquets floraux) pour obtenir des fruits plus gros et plus sucrés.

 

Semis de printemps 

Côté graines, le sol reste trop froid pour de nombreux semis en pleine terre. Nous vous conseillons donc de semer sous abri ou tunnel froid. Malgré tout, il existe quelques exceptions comme les radis, carottes, salades et navets, qui peuvent être semés directement au potager.

Pour les semis de printemps plus frileux (melon, concombre, tomate, courgette…), effectuez directement vos semis en godet afin de faciliter le repiquage. 

Température et humidité sont les clés de la réussite. La température idéale pour la majorité des semis avoisine les 20°C, tandis qu’un taux d'humidité dans l’air de 90% est optimal. Le substrat doit constamment être frais, mais pas imbibé, afin d’éviter au maximum le développement de champignons qui s'attaquent aux graines et plantules. Une fois les premières vraies feuilles sorties (et les cotylédons tombés), il est possible de procéder au repiquage, mais pensez bien à vérifier auparavant qu’aucune vague de froid n’est à prévoir !

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Source de la photo : Philippe Collard

Ce 22 avril aura lieu la Journée Internationale de la Terre Nourricière. À l’occasion de cet événement, Growsters vous propose une réflexion pour comprendre l’interdépendance entre Terre et Hommes. Découvrez ce phénomène et l'histoire de notre relation tumultueuse avec notre planète en lisant cet article ! 

Temps de lecture : 4 à 5 minutes

Dépendants de notre environnement

Afin d’initier cette réflexion sur la place de la Nature dans la vie des Hommes, nous vous proposons de commencer par une simple observation. Sans la Terre, les humains n’existeraient pas.

En effet, la Terre en tant que planète est le seul vaisseau qui nous permet de subsister au sein de l’immensité de l’espace. Si demain elle venait à disparaître, nous disparaîtrions avec elle. 

Mais alors : à quoi est due cette dépendance ? L’Homme, comme la majorité des êtres vivants, a des besoins vitaux tels que le besoin de se nourrir, de s’hydrater, de respirer, etc. Pour illustrer le rôle de la Terre nourricière dans la complétion de ces besoins, portons une attention particulière à l’alimentation.

Les plantes sont à la base de notre chaîne alimentaire: que leur faut-il pour pousser ?

Grâce à des cycles biogéochimiques, différents phénomènes s'opèrent. Grâce à l’érosion de la roche et à l’humification par exemple, du sol est créé. Par la dégradation de la matière organique, des nutriments deviennent assimilables par les plantes. Par l'évaporation et transport d’eau par les vents, l’eau devient disponible pour la culture.

Ces cycles complexes, à la fois invisibles et essentiels à la vie, se réalisent depuis des milliards d'années sans notre intervention. De façon empirique, l'Homme les a observés et respectés pendant des générations. Son rapport à la nature a beaucoup évolué au fil du temps.

Terre et Hommes: une relation compliquée 

Initialement, l’Homme vénérait la nature et la remerciait pour les aliments qu’elle lui fournissait. Cette représentation théologique de la Terre a permis la mise en place d’une réelle relation de réciprocité entre la nature et les humains. En effet, l’espèce humaine se sentait redevable et prenait donc soin de son environnement. À l’aube de l’humanité, il existait de nombreuses célébrations et rituels dont l’objectif était de réaliser des offrandes à la gloire de la nature.

Avec le développement des premières sociétés humaines, la nature a peu à peu perdu son statut sacré. Rituels et fêtes disparues, l’Homme a continué de travailler la terre en préservant au maximum sa fertilité et a évité de récolter trop au même endroit pour laisser le temps à la forêt de se renouveler.

Avec l’apparition progressive de l’économie telle que nous la connaissons, la monétisation du travail humain et de la nature est apparue. L’agriculture, vivrière pendant des milliers d’années, est désormais motivée par la recherche du profit. Cet objectif économique ainsi que plusieurs vagues d'innovation technologique nous ont menés à une exploitation plus efficace, plus intensive mais aussi moins respectueuse de la Nature.

Un bilan en demi-teinte

Aujourd’hui, la monétisation de la nature n’a jamais été aussi forte. Cette monétisation découle d’une part de démarches capitalistes (comme l'exploitation forestière du bois), mais elle découle également de tentatives de protection de l’environnement !

Par exemple, le Protocole de Kyoto a pour but premier de réduire les émissions de gaz à effet de serre en taxant les émetteurs de carbone. Toutefois, ces taxations fixent aussi le prix de l’air, il donne un référentiel aux industries. De manière analogue, les compensations écologiques permettent aux constructeurs immobiliers de détruire certains écosystèmes sous condition de végétaliser un autre lieu de taille équivalente ou d'offrir une compensation financière.

Ces démarches environnementales ont le mérite de faire entrer la nature dans le système économique actuel, dont elle était jusqu’alors exclue. Cela permet de la défendre avec des arguments économiques, de quantifier les dégâts environnementaux éventuels et de les faire entrer dans la balance. Cependant, cela signifie également que les entreprises ayant des fonds suffisants peuvent s'octroyer le droit de détruire un écosystème de façon légitime. 

Pour conclure 

Entre épuisement des ressources et urgence climatique, un bilan s’impose.

Certains proposent déjà des solutions en repensant nos habitudes de consommation et de production. De plus en plus de personnes s’orientent vers l’agriculture, non plus avec un objectif de profit mais dans l’optique d’une meilleure redistribution des ressources ou d’acquisition davantage d’autonomie.

Reposant sur une meilleure connaissance du fonctionnement des cycles naturels, ce retour à plus de sobriété (moins de mécanisation, intrants naturels, cultures sans traitement, etc.) n’est en aucun cas un retour en arrière, mais plutôt un pas de côté proposant une agriculture toujours aussi productive, mais plus durable.

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Source de la photo : Henry Be

On entend beaucoup parler de jardins partagés, lieux de biodiversité et de convivialité au sein des quartiers. Mais en connaissez-vous les spécificités ? Lisez cet article pour tout savoir sur les jardins partagés.

Temps de lecture : 1 à 2 minutes

L'histoire des jardins partagés en France

« On entend par jardins partagés les jardins créés ou animés collectivement, ayant pour objet de développer des liens sociaux de proximité par le biais d’activités sociales, culturelles ou éducatives et étant accessibles au public.». Telle est la définition du ministère de la transition écologique.

Les jardins communautaires sont nés de la révolution industrielle avec les premiers jardins ouvriers, en Angleterre et en Allemagne. En France ces initiatives inspireront l’abbé Jules Lemire dans les années 1890, qui créera ce qui deviendra la Fédération nationale des jardins ouvriers. En 1920, en compte 47 000 !

Plus tard d’autres populations solliciteront ce dispositif, d’où la création des “jardins familiaux”, qui connaîtront un fort déclin dans les années 1970, suite au développement économique de l’époque. Mais c’est aux États-Unis que vont reprendre vie les Community Gardens urbains, avant de revenir progressivement chez nous, dans les années 2000...

Les enjeux des jardins partagés

Les bénéfices des jardins partagés sont nombreux. Nous pouvons en citer quelques uns : 

Cependant de nos jours les jardins partagés sont trop peu nombreux. En effet, on les estime à moins de 1 pour 20000 habitants (source Insee)! Nous sommes donc en droit de nous demander pourquoi les initiatives peinent à se multiplier alors que l’engouement pour la nature et les circuits courts se fait de plus en plus pressant. 

La première difficulté souvent rencontrée est celle du lancement de la démarche : quelles installation, quel collectif, quels moyens ? Puis vient celui de son animation : comment former, comme susciter l’engouement sur le long terme. Vient enfin la problématique de l’approvisionnement sur le long terme du jardin en plants, graines, équipement est réparations diverses.

Growsters a imaginé une méthode innovante pour répondre à ces enjeux.

Les jardins partagés Growsters

L'équipe Growsters propose une solution aux écueils des jardins partagés avec une méthode innovante qui combine le meilleur de l’humain et du digital : une équipe de maraîchers animateurs pour suivre les jardins sur le terrain, et une plateforme web pour conseiller et accompagner les jardiniers urbains au quotidien. 

Les services de la société s’adressent aux entreprises, aux promoteurs et aux collectivités avec un but : leur permettre de cultiver simplement et durablement leurs espaces potagers, se former et surtout engager leurs communautés dans le temps !

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Lancez-vous !

On espère que cet article vous aura aidé à tous savoir sur les jardins partagés. Vous hésitez encore avant de vous lancer cette saison ?  Adoptez un potager Growsters et lancez-vous !

Let's Grow 😇🌱

Source de la photo : Land collective