Les réservations sont ouvertes pour les jardins suspendus de la Maillerie !

hello world!
30 juin 2020

JEAN MARTIN FORTIER & L'AGRICULTURE BIO INTENSIVE

Avez vous déjà entendu parler de Jean-Martin Fortier et de l'agriculture bio intensive ? Cet article est l'occasion d'une  plongée au cœur de son mouvement et suivi de son parcours.

Temps de lecture : 4 à 5 minutes.

Jean-Martin Fortier : sa vie, son engagement.

“Remplaçons l’agriculture de masse par l’agriculture par la masse”, voici une citation qui résume bien les valeurs portées par J-M Fortier dans ses différents projets. Diplômé d’un baccalauréat en étude environnementale à l’université de McGill, c’est au cours de deux voyages avec sa compagne — l’un de deux ans dans l’état du Nouveau-Mexique dans des des fermes maraîchères biologiques et l’autre à Cuba — que l’engagement de J-M Fortier trouve sa source.

Son ambition: développer une nouvelle forme d’agriculture qui, comme précisé plus haut, est en adéquation avec la biosphère , ou encore comme le titrait France culture: “une agriculture biologique, rentable, nourricière et heureuse”. Pour cela, pas besoin d’engrais chimique mais seulement de la rigueur, de l'organisation et de l’envie.

CULTURE, NOURRITURE. AUTONOMIE, Pédagogie.

Il fonde ainsi en 2004 les Jardins de la grelinette, une micro-ferme maraîchère située au sud de Montréal qui opère justement selon l’agriculture bio-intensive, c’est à dire selon un système agricole durable qui vise à produire de l’alimentation à partir d’une petite parcelle de terre. Puisqu’elle cherche à travailler avec la nature et non contre elle, sa ferme est écologique mais elle est aussi financièrement viable. En effet, cette ferme étalée sur un vaste espace de un petit hectare génère plus de 150 000 $ de revenus, emploie 4 personnes et nourrit près de 200 familles. notamment grâce à des circuits courts dans des marchés voisins. 

La philosophie de cette ferme est claire :  mieux cultiver tout en garantissant une autonomie financière sur le long-terme. Sur un hectare, pas de tracteur mais un étang, des arbres et des légumes cultivés selon des modèles à la fois ancestraux et novateurs, comme la rotation des cultures et le travail superficiel du sol.

En 2015, il  fonde avec André Desmarais une plus grande ferme de près de 70 hectares dans le sud du Québec. La ferme des Quatre-Temps comprend, en plus du maraîchage, plusieurs élevages. Cette ferme produits des légumes, de la viande et des œufs, et forme chaque années des  nouveaux fermiers , ce qui s’inscrit parfaitement dans la mission de J-M Fortier : “Ma mission est d’inspirer et d’éduquer les gens à travailler ensemble”

En 2012, il publie Le Jardinier-maraîcher vendu en France à plus de 12 000 exemplaires:  une mine d’informations pratiques qui s’adresse autant au jardinier amateur qu’à une personne qui souhaiterait se lancer en agriculture écologique.

L'agriculture bio-intensive, une alternative à l’agriculture de masse?

L’agriculture bio-intensive telle qu’utilisée par J-M Fortier applique des techniques culturales inspirée d’Eliot Coleman. On pourrait même  affirmer que ces techniques s’inspirent des travaux réalisés par les maraîchers parisiens du 19ème siècle.

Les maraîchers pratiquant ce type d’agriculture misent sur  des petites surfaces : sur une butte plate de 80 cm ils réaliseront 5 rangs de carottes. Cela permet d'empêcher la croissance de mauvaises herbes et de maximiser les arrosages (la surface de la terre au contact des rayons du soleil est minime).

Ces mêmes maraîchers misent d’ailleurs sur un enchaînement de culture très régulier pour optimiser les surfaces et les périodes de production. Les maraîchers canadiens se sont donc inspirés des parisiens qui ont longtemps travaillé sur la volonté de prolongation des saisons cultivables pour répondre à la contrainte liée à la difficulté de produire en hiver.

Il est aussi important de mettre en avant l’optimisation de l’outil de production qui résulte de l’uniformisation des dimensions : dans ces fermes pas besoin de tracteur, l'investissement en matériel agricole s’en trouve allégé. Mais il existe aussi d’autres avantages telle qu’un faible coût initial ou un soin particulier réservé aux cultures.

Aujourd’hui les maraîchers bio sont de plus en plus nombreux : en 2017  plus de 2300 exploitations ont vu le jour.  Les terres à proximité des villes sont les plus recherchées en raison de la proximité des réseaux de distribution mais ce sont les terres les plus difficiles à acquérir, en raison de l'extension permanente des villes.

REJOIGNEZ LE MOUVEMENT !

Alors, tenté par l’agriculture bio intensive ? Rejoignez la communauté des jardiniers urbains Growsters en créant votre potager ou en participant à un jardin partagé près de chez vous : let's grow together !