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hello world!
20 avril 2019

Les semis tout ce qu’il faut savoir

 

La maîtrise de l’art du semis en maraîchage est cruciale pour obtenir une production saine et abondante de fruits, légumes et plantes aromatiques tout au long de l’année.

 

Pour comprendre et réaliser ses semis en pleine conscience, il est important de comprendre les bases sous-jacentes à la germination des graines et de connaître les différentes techniques de semis possibles. De plus, une bonne lecture des informations présentes sur les sachets de semences aide toujours. Cela tombe bien, car il s’agit exactement des sujets abordés dans cet article.

 

Préparez vos graines, sortez les godets, on est partis !!! 🌱

 

 

Petite germe de graine

Un peu de biologie des semis 🧐

 

Une graine, c’est quoi ?

 

Les graines sont une spécificité des plantes : elles leur permettent de se reproduire et de se propager dans leur environnement. Bien qu’il n’existe pas d’équivalence dans le règne animal, il est possible de rapprocher les graines aux œufs, dans une certaine mesure. 

 

En effet, les graines des dicotylédones (type de plante dont la majorité des cultures potagères fait partie) tout comme les œufs sont des structures de réserves de nutriments pour la croissance de l’embryon.

 

Structurellement, la graine se compose d’une couche protectrice (le tégument), d’une très jeun plantule (embryon composé des premières feuilles, la gemmules, la tigelle et la radicule) et de réserve en nutriments (cotylédon ou albumen).

 

Voir le schéma en-dessous

 

Schéma d'une graine    

 

Ce que nous dit la biologie par rapport aux semis !

 

Pour germer, une graine a besoin de conditions environnementales particulières. En effet, il lui faut de l’eau, de l’oxygène ainsi que des températures qui lui sont favorables. Par l’étude de la biologie, il est possible d’expliquer l’effet de chacun des ces facteurs sur la graines et ainsi de généralement mieux réussir ses semis.

 

Le processus de germination commence par l’étape appelée imbibition, durant laquelle la graine s’imbibe d’eau (imbibition = imbiber, vous l’avez ?). L’arrivée de l’eau au travers du tégument déclenche une série de réactions chimiques qui vont sortir la graine de son sommeil. C’est pour cela qu’il faut veiller à arroser régulièrement des graines fraîchement plantées.

 

En présence d’oxygène, la graine va se mettre à respirer (si si, on vous jure) et à consommer ses réserves contenues dans les cotylédons. Elle va ainsi obtenir l’énergie nécessaire au début de sa croissance. Ce qui peut être retenu de cette étape, c’est qu’il faut garder le sol humide mais pas détremper lors de semis. Si le sol contient trop d’eau, alors il n’y a plus de place pour l’oxygène et la graine ne pourra jamais utiliser ses réserves et finira par pourrir.

 

La dernière étape de la germination est la croissance. C’est elle qui vous permet de voir peu à peu vos plantules émerger du sol en vous remplissant de fierté. La croissance continue tout au long du végétal. Ce phénomène se traduit par la division continue de cellules qui, misent bout-à-bout, vont former la  plante dans son entièreté. Pour que la division se fasse correctement, un minimum de température est nécessaire. La température minimale est propre à chaque plante, mais en moyenne elle avoisine les 20°C. Une fois la plante sortie de terre, elle commence à réaliser la photosynthèse pour produire sa propre énergie.

Les différentes techniques de semis

 

Vouloir semer des graines c’est bien, faut-il encore savoir comment ! Il existe de nombreuses possibilités lorsque l’on parle de semis : en pleine terre, sous abris, en godet, en terrine, en ligne, à la volée, etc. La liste est longue.

 

Bien que les semis en pleine terre soient monnaie courante car ils permettent de faire pousser des légumes directement en pleine terre sans avoir à passer par la case godet ou serres, cette technique de semis ne convient pas à toutes les plantes. Pour les légumes à la germination plus compliquée ou nécessitant un repiquage, on préférera lancer les semis sous abris.

 

Semis en pleine terre

 

Le semis en pleine terre est le plus courant . En effet, il demande moins de préparation au préalable. Pour procéder à un semis pleine terre, des graines et un peu d’huile de coude suffisent.

 

Directement en pleine terre, deux techniques s’offrent à vous : un semis en ligne ou à la volée.

 

 

Semis à la volée

 

Le semis à la volée permet de semer de grandes surfaces avec un minimum d’effort. Pour un semis bien homogène, il faut réaliser des gestes amples qui vont vous permettre de “saupoudrer” le sol de graines. Pour les graines les plus fines, nous vous conseillons de mélanger vos semences avec du sable pour faciliter le lancer.

 

Une fois les graines au sol, il faut les enfouir de quelques centimètres. Il ne faut pas ratisser une fois les graines semer, cela risque de regrouper les graines au même endroit !

 

N’oubliez pas de tasser légèrement la terre puis d’arroser abondamment.

 

 

Ce type de semis est à préconiser pour le gazon, les prairies fleuries, les épinards, les radis, certaines salades, le mesclun, le pourpier …

Pour voir un semis à la volée en image c’est ici

 

 

Semis en lignes

 

L’avantage du semis en lignes par rapport au semis à la volée est qu’il permet d’organiser l’agencement de vos cultures dès le lancement de la saison.

 

Pour tracer des lignes de semis, vous avez l’embarras du choix : bout de bois,serfouette, rateau ou bien tout simplement votre doigt. Le secret est de tracer des sillons régulièrement espacés (l’espacement dépend du légumes, environ 20 cm pour des carottes, par exemple) et peu profond, pas plus de 4 cm.

 

Une fois vos lignes tracées, là encore plusieurs possibilité pour le semis, soit vous choisissez de verser très délicatement vos graines le long de votre ligne, auquel cas il faudra éclaircir vos plantules une fois les graines germées. L’autre solution, est de poser vos graines avec minutie une à une est les espaçant directement dans votre ligne vous évitant les sessions d’éclaircissages futures. 

 

Pour voir un semis en ligne en pratique c’est ici

 

 

Semis sous abri froid ou chaud

 

Semis de début de saison par excellence, les semis sous abris permettent de se libérer des impératifs d’humidité et de température.

 

Abri chaud ou abri froid, même combat ! La différence majeure entre les deux passe dans la flexibilité de l’abri chaud. Généralement plus automatisé que le froid, l’abri chaud est réglable et permet de chauffer l’environnement intérieur en échange d’énergie. Généralement trop cher et dispensable pour des particuliers, il s’agit d’outils classiques du milieu professionnel.

 

L’abri froid, qu’il s’agisse de serres non chauffées, de tunnels ou bien de chenilles, permet de conserver un bon taux d’humidité et limite les chutes de température durant la nuit.

 

En veillant à aérer régulièrement pour éviter la fonte des semis, il est possible de semer en godet, en terrine ou bien en plaque alvéolaire sous abri.

 

 

Semis en pots ou godets

 

Idéal pour les plantes nécessitant une transplantation tardive (plante assez développée) les semis en godets laissent de la place à la plante pour  se développer.

 

Pour procéder à ce type de semis, munissez vous d’un crayon. Une fois votre godet rempli de terreau de semis, plantez votre crayon sur la profondeur d’une gomme, déposez 1 à 3 graines en fonction de la plante puis comblez le trou. Lorsque vous réalisez vos godets il faut veiller à laisser 2-3 cm sans substrat en dessous du bord du pot, par la suite votre irrigation n’en sera que meilleure.

 

 

 

Semis en terrine, ou en plaque la production de plantule en nombre

 

Les terrines vont vous permettre de semer et sélectionner les meilleurs plants avec le minimum d’effort. 

 

Pour semer votre terrine, remplissez-là de substrat à semis, puis mettez la terre de niveau à l’aide d’un morceau de bois ou bien d’une taloche de maçonnerie. Les terrines se sèment à la manière d’un modèle réduit de semis à la volée, éparpillez vos graines de manière homogène a la surface puis tassez légèrement.

 

Cette technique de semis permet de choisir les plants les plus robustes, les plus développés lors de vos repiquages.

 

 

Semis en plaque alvéolaire, entre godet et terrine

 

Le semis en plaque alvéolée est une méthode très efficace pour les plantes qui nécessitent une transplantation rapide et une croissance rapide. Cette méthode permet de semer plusieurs graines dans un même contenant, ce qui permet d’économiser de l’espace et du temps.Cette méthode est idéale pour les espèces qui ont besoin d’une transplantation rapide, comme les tomates ou les poivrons.

 

Elle demande la même attention que pour des semis en godet, tout en permettant une production importante dans un espace réduit.

 

Lancez-vous !

Contactez notre équipe. Nous serons ravis d’échanger sur votre projet.

 

Let’s Grow 🌱

 

© Crédits Schémas : Patrick Morin – Archives Larousse